Vendeville et son Histoire …

V. LOISEL par Vincent LOISEL

LES RECHERCHES :

En 1987, Mesdames Danièle CONSTANZO JAMOIS et Véronique GITS HAUSPIE publient le premier numéro d’une série de six fascicules intitulés SI VENDEVILLE M’ETAIT CONTE. Quelques années plus tard, Madame Anick VITEL dans son ouvrage LE TEMPS AU TEMPS présente une étude très poussée de l’histoire de notre commune jusqu’au dix neuvième siècle. Ces documents sont aujourd’hui quasi introuvables.

En quelques années l’amateur d’histoire a vu ses outils évoluer :

  • Aux archives les fiches en carton ont été remplacées par des logiciels de recherche très puissants. Des livres numérisés sont accessibles de chez soi en évitant de fastidieux déplacements.
  • Après la photographie argentique lourde dans des applications  et les photocopies de qualité moyenne, la photographie numérique qui donne au lecteur un contact très fidèle avec le document original.
  • Internet offre un support évolutif qui permet d’enrichir l’information au fur et à mesure de la recherche et de la rédaction.

Avec ces nouveaux outils, il m’est possible de continuer l’œuvre de mes prédécesseurs, après avoir relu tous les documents originaux et en ayant eu accès à de nouvelles sources inédites. Dans le PETIT JOURNAL DE VENDEVILLE, sous une forme succincte puis sur ce site sous une forme plus élaborée, je vous invite à découvrir notre l’histoire, au fil de son écriture .C’est un travail qui s’inscrit dans la durée pour que chacun puisse s’approprier  sa commune.

LE NOM DE NOTRE COMMUNE

Notre commune existe administrativement depuis la loi du 14 décembre 1789. Toutefois une trace écrite du nom existe au 13° siècle L’orthographe  a évolué au cours du temps nous pouvons trouver : Vendeville, Venduile, Vendville ,Vendvile  .La terminaison est toujours ville, elle se trouve dans de nombreux noms de communes et de noms de famille. La villa latine était une ferme. Le début du nom désigne celui du propriétaire qui aurait pu être Wendin ou Wendulf, noms courants dans notre région avant l’an mil.

Il existe d’autres étymologies mais elles sont critiquables. L’hypothèse évoquant le vent d’huile et sa mauvaise odeur ne me semble pas acceptable. Le fait de designer une commune par une nuisance  ne peut pas être acceptée par ses habitants.

Deux autres étymologies, constructions de latinistes ont pu être avancées : Vandalorum villa, la ferme des Vandales et Venus Dea Villa, la ferme de la déesse Venus. D’une part, aussi romantiques soient elles, elles ne sont pas confirmées par une découverte archéologique, d’autre part le latin était la langue des élites mais pas celle des habitants.

LE SCEAU DE LA MAIRIE ILLUSTRE LES RÉGIMES QUI SE SONT SUCCÉDÉS

Sceau de 1811 SCEAU DE 1811

La commune n’existe que depuis 1790, le plus ancien sceau municipal porte les symboles de l’empire

Sceau de 1818 SCEAU DE 1818

Suite à la chute de Napoléon, Louis 18, frère cadet de Louis 16, rétablit la royauté.
Sceau de 1850 SCEAU DE 1850

Sous la seconde république, le secrétaire général de la Préfecture écrit au citoyen maire de Vendeville et termine sa correspondance par la formule de Politesse « Salut et Fraternité »

Sceau de 1862 SCEAU DE 1862

Louis Napoléon Bonaparte parle du coup d’état du 2 décembre 1851 qui mis fin à la 2°république, il rétablit ainsi l’empire à son profit et règne sous le nom de Napoléon 3, l’aigle revient sur les actes officiels.

Sceau de 1914 SCEAU DE 1914

Il figure sur une réquisition. Le lieutenant allemand qui administre la commune ne dispose pas encore du tampon de la kommandantur locale, il utilise donc celui de la mairie pour authentifier ses actes.

Sceau de 1944 SCEAU DE 1944

VENDEVILLE EN 1693 :

Paru dans “Le Petit Journal n° 76”

        Pour en savoir plus : Vendeville en 1693

LE 20 FÉVRIER 1790, VENDEVILLE DEVIENT UNE COMMUNE

 Pour en savoir plus : Vendeville devient une commune

LES LIMITES DE VENDEVILLE ONT ÉTÉ FIXÉES EN 1811

Pour en savoir plus : Les limites de Vendeville ont été fixées en 1811

LE 15 DÉCEMBRE 1812, NAPOLÉON Ier A VENDEVILLE

 Pour en savoir plus : Napoléon Ier à La Pissatière

1815-1818 : L’OCCUPATION DE GARANTIE

Après la défaite de Waterloo, suite au traité de Paris signé le 20 novembre 1815, sept départements du nord de la France sont occupés par 15 000 hommes sous la direction de Wellington.

Plusieurs pages de la comptabilité municipale, signées par le maire Louis LAMBLIN, attestent de ces évènements.

Dix hussards hanovriens du régiment du Prince Régent sont hébergés dans notre commune jusqu’en août 1818.

Le reste du peloton est à Lesquin. Tous les quatre jours un fermier est désigné pour aller chercher quarante rations de pain, de légumes et de viande, avec une voiture à un cheval, au magasin de Pont à Marcq. Il est indemnisé à raison de 35 centimes de francs pour chaque transport. Ce qui correspond à une demi-journée de salaire d’ouvrier.

L’été 1816 est froid et pluvieux. La moisson nulle. La population a des difficultés à se nourrir.

En 1820, les Vendevillois qui ont hébergé un hussard et son cheval seront indemnisés neuf centimes par jour d’été, quinze centimes par jour d’hiver auxquels il faut ajouter trois centimes pour le cheval.

Contrairement à ce qui s’est passé dans d’autres villages, cette occupation ne semble pas avoir donné lieu à des incidents notables.

1815-1818 Cachet de la mairie et signature du maire en 1818 1815-1818 L'occupation de la garantie 1

LA GARDE NATIONALE EN 1831

L’an mil huit cent trente et un, le douze août à dix-sept heures, 19 gardes nationaux sont convoqués en la salle de la maison commune de Vendeville, pour les élections de leurs Officiers, Sous-Officiers et Caporaux.

Etant réunis au nombre de 10, sans armes et sans uniformes, en présence de M. Louis Lamblin, Maire de la commune à l’époque, les gardes nationaux élisent le fils du maire, Edouard, au grade de Sous-Lieutenant.
Un courrier du Maire de Seclin au Préfet, en date du 26 juin 1831, nous indique que le bataillon cantonal composé des gardes de Houplin, Lesquin, Noyelles, Seclin, Templemars, Vendeville et Wattignies a un effectif de 900 hommes.

Ronchin et Faches sont rattachés à Lille extra muros. L’effectif de Vendeville, entre 1831 et 1851, varie entre 19 et 28 hommes, rattachés à la compagnie de Lesquin d’un effectif total de 118 hommes.

La commune possède un local appelé le corps de garde pour abriter les gardes de service. En fait il sert un peu à tout. En 1840 il doit être réparé, ce qui n’est pas possible car il abrite une indigente qui est tombée malade.

Les travaux sont reportés mais le conseil municipal supplie le Préfet de lui accorder, quand même, une subvention de 200 Frs.

A la Mairie, il y a 5 ou 6 fusils pour les patrouilles nocturnes. Ce sont des reliquats des guerres de l’Empire, impropres à un usage militaire.

En 1851, suite à la dissolution de la garde nationale, ils doivent rentrer dans les arsenaux.

Les domaines, conformément aux clauses de la remise des fusils vingt ans plus tôt, mais avec une mauvaise foi évidente compte tenu de leur vétusté exigent auprès des communes des frais de remise en état.

Garde Nationale 1 Garde Nationale 2

VENDEVILLE 1844, NAISSANCE DE AUGUSTE THIBAUT

Acte de naissance de Auguste thibaut

Auguste THIBAUT : Illustration 1 Auguste THIBAUT : Titres de journaux

Auguste THIBAUT : Illustration 2 Auguste THIBAUT : Illustration 3

Photo Auguste Thibaut

Pour en savoir plus sur l’histoire de Auguste THIBAUT : 1844, Auguste Thibaut est né à Vendeville

VENDEVILLE LE 8 JUIN 1879, LE MAIRE MARIE SA FILLE

Les archives constituent un trésor dans lequel il est possible de retrouver des pépites, des évènements oubliés qui ont marqué la vie des habitants de la commune.

Le fastueux mariage de la fille de Monsieur le Maire a dû, pendant des années, alimenter les discussions.

Charles, Henri, Auguste VAN DER STRAETEN, nommé Maire de Vendeville par arrêté préfectoral le 19 février 1874, propriétaire, Conseiller Général du Nord, Officier de l’Instruction Publique et Membre du Conseil Départemental de l’Instruction Publique, marie sa fille Marie, Aimée, Julie, âgée de 19 ans, à César, Albert, 27 ans, fils de Antoine CHEVRIER, Négociant et Président du Tribunal de Commerce de Chalons sur Saône.

Parmi les témoins, Paul CAMBON, Préfet du Nord et Chevalier de la Légion d’Honneur ainsi que Jules CHEVIER, Propriétaire et lui aussi membre de l’Ordre.
Il faut noter qu’à l’époque, la profession de propriétaire était couramment citée dans les actes.

Charles, Henri, Auguste VAN DER STRAETEN a résidé à Vendeville rue de Wattignies, une vingtaine d’années.

Le sceau de la Seconde RépubliqueAprès la chute du second empire, la commune reprend le timbre de la seconde république, celui-ci en mauvais état est illisible sur bien des documents

VENDEVILLE 1889, LES CULTIVATEURS SE COTISENT POUR UNE BALANCE PUBLIQUE

Photo balance publique Souscription - balance publique

Pour en savoir plus sur la balance publique : 1889 Les cultivateurs financent la balance publique

VENDEVILLE 1891, POSE D’UNE GRILLE DEVANT L’ÉGLISE

1891_Photo de l'église 1891_travaux communaux

En 1891, il n’y a aucune construction de part et d’autre de l’église, la ferme Turbelin, aujourd’hui Tournai Granit n’est pas encore construite.
Par contre, de l’autre côté de la rue, le vieux Vendeville est très animé. Deux fermiers qui y résident considèrent les terrains proches de l’église comme des annexes de leur exploitation.
Afin de remédier à cette situation le conseil municipal décide de construire une grille pour délimiter les abords de l’église.

Le Conseil Municipal,
Considérant que dans la situation où se trouve l’église, le terrain qui forme devanture est tout à fait banal et sert parfois de dépôts plus ou moins convenables.
Que dans l’intérêt de la conservation de ce bâtiment communal, comme aussi de l’embellissement de la rue principale de la commune, il est indispensable de clôturer ce terrain.

La dite grille restera en place jusque dans les années cinquante.

1891_Plan de la grille

VENDEVILLE 1893, CONSTRUCTION DU FORT

        Les raisons de la construction du fort , pour en savoir plus : Vendeville 1893 Construction du fort – les raisons de la construction

 

  

 

 

 Pour en savoir plus : les raisons de la construction du fort en 1893

L’HISTOIRE DE LA RN17 EN 1906

Paru dans le “Vendeville News n°11” – Juin 2016

LA RN17 relie le Bourget à Halluin et à la Belgique.

Crée en 1824, elle emprunte un trajet ancien. Napoléon 1er l’a empruntée pour entrer dans Lille. Le visiteur qui venait de Douai passait par Pont à Marcq, Ennetières (commune d’Avelin) et Ronchin.

Sur une partie de son trajet, la RN17 traverse notre commune sur une distance d’environ 1200 m et voit passer un trafic important. Lors du recensement de 1906, elle est désignée sous le nom de Route Nationale 17, et sous le nom de Rue de Douai lors de celui de 1936.

Au bord de la nationale, le café de la Pissatière était le point d’arrêt de la ligne de bus qui desservait notre commune. L’autobus de Templeuve et l’autobus Citroën y passaient chacun trois fois par jour dans chaque sens.

En mai 1940, la RN17 est coupée au niveau de la Pissatière par un poste de garde. Quand ils évacuent l’aérodrome, les allemands dynamitent le café. Il fut reconstruit en 1947 et accueille toujours aujourd’hui les promeneurs.

En direction d’Ennetières, à la limite actuelle  de la clôture de l’aérodrome, au lieu-dit le Pic au Vent, la ferme de Rousse Patte, construite en 1782, était tenue par la famille VANDERBEKEN. Cornil VANDERBEKEN, de nationalité belge, en fait l’acquisition en 1821. C’est une belle exploitation qui emploie 4 ouvriers en 1906. Avec ses six chevaux, c’était la deuxième plus grande ferme de Vendeville.

Pendant la première guerre mondiale, elle sera occupée par l’armée allemande pour servir de point de contrôle. En 1936, Carlos Descamps s’y installe. Au début de la guerre, du fait de la proximité des installations militaires la famille doit souvent se réfugier à la cave. Peu de temps après leur arrivée, les allemands expulsent les fermiers puis rasent les bâtiments.

A proximité, de l’autre côté de la route, 4 maisons dont un bistrot constituent le hameau du Moulin de bois en 1906. Il a été construit sur l’emplacement du moulin LEPOT appartenant à Floris DESCAT, Maire de Lesquin, démoli en 1881.

Plus loin, à la limite d’Ennetières, un second moulin, un tordoir, c’est-à-dire un moulin à huile, propriété d’Auguste MARCHAND CHUFFARD, tenu par la famille WACRENIER. Il ne possédait pas de meules mais ses ailes actionnaient des marteaux qui frappaient sur des sacs remplis de graines pour en extraire l’huile. Son activité a cessé du fait de l’arrivée des huiles provenant des colonies.

RN17 Ancien RN17 echelle 100m - Annoté RN17 Rousse Patte 1857 - Copie

VENDEVILLE LE 4 OCTOBRE 1914

 

Pour en savoir plus

LE 8 MARS 1915, DÉSIRÉ DESCHAMPS MEURT EN DÉPORTATION

Fiche de déporté Désiré DESCHAMPS Plan du monument aux morts

Pour en savoir plus : Le 8 mars 1915, Désiré DESCHAMPS meurt en déportation

VENDEVILLE DE 1915 à 1920

La commune reçoit de l’aide alimentaire

Paru dans “Le Petit Journal n°88” – Février 2013

 

 Coupe du bois

Pour en savoir plus : La vie des Vendevillois pendant la première guerre mondiale

LA CIRCULATION DANS LES RUES DE LA COMMUNE EN 1920

Paru dans “Le Vendeville News n°10” – Avril 2016

LE PROBLÈME NE DATE PAS D’HIER !

Il n’était pas question de limiter la vitesse à 30 km/h comme en atteste cet extrait :

Arrêté du maire du 19 mars 1920.

Considérant que le passage dans les rues de la commune à une allure excessive des automobiles, motocyclettes, vélocipèdes et autres véhicules est une source de gêne et de danger pour la circulation.

Arrêté

Article  1er :

La vitesse maximum des automobiles et véhicules à moteur mécanique (omnibus, voitures, voiturettes, locomotives routières, motocyclettes, tricycles), des bicyclettes, voitures attelées et cavaliers circulant sur toute l’étendue du village, ne pourra excéder l’allure d’un cheval au petit trot attelé ou monté, et en aucun cas celle de douze kilomètres à l’heure .

Article 2 :

Cette vitesse devra être ramenée à celle d’un homme marchant au pas, dans les passages étroits et encombrés ainsi qu’au tournant des rues et places.

Article 3 :

Tout conducteur de véhicule à moteur mécanique est tenu de ralentir et même d’arrêter le mouvement de son véhicule toutes les fois que son passage pourra être une source de désordre, d’accident ou de gêne pour la circulation.

Signé du maire Edouard Pasbecq le 19 mars 1920  et de la préfecture le 11 aout 1920.

 Dessin par Bruno Escudié

VENDEVILLE LE 28 MAI 1940

Paru dans “Le Petit Journal n° 77”

        Pour en savoir plus : Vendeville le 28 mai 1940

1941, LA D.C.A DE VENDEVILLE

1941 DCA_vue générale1 02 DCA_Chemin des Dingles2

1. Vue générale de l’aérodrome ; le point marqué TSF correspond au bas du pont de l’autoroute qui dessert Auchan.

2. La batterie de Vendeville après un bombardement. Cette vue correspond au tiers supérieur gauche de la photo 1. Pour se repérer, sur la gauche de la photo, la route tracée en blanc dans le tiers haut reliait Vendeville à Lesquin. L’autre route est le chemin des Dingles qui avait son point de départ à la Chiconnière.

03 Tirs de nuit3 04 Tirs de nuit4

3. et 4. Tirs de nuit photographiés par un habitant de Lesquin.

05 Canon de 885 06 Priller & Gluntz Vendeville6

5. Le personnel nécessaire à la mise en œuvre d’un canon de 88

6. Les aviateurs Josef Priller et Adolf Glunz discutent au pied de l’antenne T.S.F de Vendeville

Pour en savoir plus sur la D.C.A de Vendeville : La D.C.A Vendeville

VENDEVILLE LE DIMANCHE 3 SEPTEMBRE 1944

Les anglais libèrent Vendeville

Paru dans “Le Petit Journal n° 86” – Novembre 2012

Devant l’avance des troupes alliées, le 1er septembre, les allemands sabotent les installations de l’aérodrome de Lesquin (Flugplatz Lille-Vendeville). Pour le transport de leurs équipements, des soldats stationnés dans la commune réquisitionnent Albert LECLUSE, employé à la ferme Paul BUISINE, avec un chariot et ses chevaux. Après avoir trouvé un moyen de locomotion plus rapide, ils l’abandonnent à Tournai.

Toute la journée du 2 , des combats opposent à Lille, les F.F.I. et les unités de l’armée allemande qui veulent traverser la ville. Le soir les américains sont à Tournai.

Dimanche 3, vers 11h, les premiers blindés anglais, venant de Templemars traversent Vendeville. Avec d’autres enfants, une demoiselle de douze ans écrit son nom à la craie sur une chenillette.

En soirée, à Tournai Albert LECLUSE apprend que Vendeville est libéré en lisant le nom de la fillette sur le véhicule. Il peut reprendre le chemin du retour avec son attelage.

  

 

Légende des photos

Le 3 septembre 1944, les blindés anglais libèrent Vendeville

 

JUSQU’EN 1951, IL Y A EU DES COMBATS DE COQS A VENDEVILLE

Paru dans “Le Vendeville News n° 9” – Février 2016

La tradition du combat de coqs est ancienne dans notre commune. Elle est attestée par deux assiettes d’étain, prix de concours :

La plus ancienne, sur laquelle est gravé « C. Villette reine à Vendeville 1858 », peut être attribuée à Catherine Césarine Joseph VILLETTE (1814-1894) épouse de César, Édouard PASBECQ en 1836, dont les descendants continueront la tradition de coqueleux, Charles PASBECQ, au milieu sur la photo est l’un de ses descendants.

Gallodromme Pissatière

L’autre assiette, du même fabriquant, mentionne que le titre de roi des coqueleurs a été attribué à Cornil VANDERBEKEN en 1879. Sa famille a occupé la ferme de Rousse Patte, démolie dans les années 40, lors de la construction de terrain d’aviation.

Sur la commune, il y avait deux gallodromes, l’un dans la cour du restaurant aujourd’hui « Le Bon Accueil », l’autre à la Pissatière où le dernier combat eu lieu en 1951.

Les coqueleux élevaient des coqs de combat issus de croisement de faisans et de poules, dans des box individuels du fait de leur agressivité. Les animaux disposaient d’une alimentation d’athlète. Très jeunes, leur combattivité était testée devant un miroir, si elle était insuffisante, leur carrière cessait immédiatement.

Le dimanche après-midi, les propriétaires les transportaient au gallodrome dans un sac de toile garni de paille. Dans l’enclos de grillage de 6m sur 3, les coqs se volaient littéralement dans les plumes en cherchant à planter leurs ergots armés d’un éperon d’acier de 5cm dans le corps de l’adversaire. L’affrontement, sur lequel de nombreux spectateurs pariaient de manière verbale mais toujours respectés, était limité à 6 minutes. Bien souvent, le perdant finissait à la casserole.

Assiette C. Vilette Assiette Vanderbeken

 

EN OCTOBRE 2015, VOUS AVIEZ RENDEZ-VOUS AVEC L’HISTOIRE

Paru dans “Le Vendeville News n° 8” – Décembre 2015

 

Balade historique du 4 octobre 2015

Trente curieux d’histoire locale sont allés à la recherche des fermes de Vendeville.

Les fermes à cour carrée datent du milieu du 19ème siècle et comportent des éléments beaucoup plus anciens en rouges barres composés de briques et de moellons de calcaire.

Après la période difficile des guerres de l’empire, la prospérité revient, le prix de la terre est multiplié par trois entre 1815 et 1881, ce qui explique les constructions. Toutefois si quatre exploitations ont quatre chevaux ou plus, les quatorze autres n’en n’ont qu’un ou deux, une taille  limite pour être rentable.

A l’aube du 20ème siècle, déjà la mondialisation de la production des céréales provoque une chute des cours de 30%. Beaucoup de fermiers de Vendeville qui louent des terres pour travailler, ne peuvent plus vivre de leurs exploitations. Celles-ci sont reprises par des belges de la région d’Ypres qui seront rejoints par la suite, par des cousins dont la ferme fut détruite lors du premier conflit mondial. En 1926, plus de 2 fermes sur trois sont exploitées par des belges.

Les dommages de la guerre et les prêts bonifiés accordés aux anciens combattants suite aux deux conflits ont relancé la construction des bâtiments agricoles.

Entre 1931 et 1935, les cours du blé s’effondrent a nouveau de 50%.

Après guerre, la culture des chicons de terre a permis un temps aux petites exploitations de subsister. Le choix d’appeler la salle des fêtes « la Chiconnière », nous rappelle cette époque. De nombreux bâtiments existent toujours mais aujourd’hui, il ne reste que deux fermiers sur la commune de Vendeville.

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Conférence et projection du 21 octobre 2015

Mercredi soir, Pierre-Antoine Courouble et Vincent LOISEL ont commenté à deux voix,  les photographies que M. COUROUBLE a utilisées pour son livre « Lesquin d’hier à aujourd’hui ».

Lors de cette conférence M. COUROUBLE a développé l’histoire générale du terrain d’aviation tandis que M. LOISEL lui donnait la réplique sur les détails concernant Vendeville. (A Savoir : Vincent LOISEL a contribué à la rédaction du chapitre sur la vie de la commune pendant la seconde guerre mondiale)

L’aérodrome, du fait de sa proximité avec le Village, était désigné par les allemands sous le nom de Flugplatz* Lille – Vendeville. De nombreux soldats ont résidé dans la commune qui comportait une Kommandantur**. La majeure partie de la D.C.A (Défense Contre les Avions), dont six canons de 88 à longue portée, était implantée sur le site de l’enseigne Careco, rue de Seclin.

En 1943, le poste de commandement de l’aérodrome est déplacé pour être au plus près de la D.C.A à l’emplacement de la bretelle d’accès du centre commercial. Les quantités de bombes larguées sur l’aérodrome sont colossales, le bombardement du 1er décembre 1943 a vu la mise en œuvre de 630 bombes de 150kg.

Pourtant, comme le rappelle la plaque se trouvant à l’entrée de l’église, aucun habitant de Vendeville n’a été victime pendant ce conflit. En effet, les avions évitaient de survoler directement les canons donc ils ne passaient pas au-dessus du village. Dans les jours qui suivent la Libération, une unité polonaise de la Royal Air Force occupe le terrain rebaptisé Airfield B51 Lille Vendeville.

Octobre 2015 RDV avec l'histoire Image2 Image3 Image4

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